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La SEROPP examine les plagiocéphalies

La Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale et Pédiatrique (SEROPP) a organisé vendredi 11 juin son 7e symposium à Paris sur les plagiocéphalies, déformations et malformations craniofaciales.

Huit conférences, une table ronde, des sessions de questions aux orateurs, une journée de symposium comme les ostéopathes ont l’habitude de découvrir…. Ou presque. La Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale et Pédiatrique (SEROPP) se distingue par le contenu des conférences et la variété des intervenants et du public. Pour le thème, les plagiocéphalies, déformations et malformations craniofaciales ont été passées au peigne fin. Pour les intervenants, ostéopathes principalement, experts en neurosciences un kinésithérapeute et un chirurgien maxillo-facial étaient présents. Dans l’assistance, des ostéopathes, des kinésithérapeutes, des médecins et des étudiants; on y a croisé Julien Marechal, président de la Fédération nationale des Étudiants en Ostéopathie. Tout cela sous la présidence de François Jouen, Doyen de la section Sciences de la vie et de la terre à l’EPHE-PSL, Paris, Titulaire de la chaire de Psychobiologie du développement et co-Directeur du laboratoire r2p2 de l’Unité de réanimation pédiatrique Hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP) à Garches. 

Pour l’ouverture de cette journée, l’infatigable présidente et fondatrice de la SEROPP, Roselyne Lalauze-Pol a pris la parole. Au cœur de la Maison de la chimie, sous le toit d’une salle éclairée en bleu et rouge, elle rappelle son engagement « celui d’une vie, avec toujours la même idée, essayer de démontrer scientifiquement notre travail ». Reconnue pour son travail dans le domaine de l’ostéopathie pédiatrique, elle passe un doctorat en neurosciences en 2020 avec une thèse sur  La prise en charge des grands syndromes cranio-maxillo-faciaux en ostéopathie pédiatrique . La présidente, depuis 2007, de la SEROPP laisse ensuite sa place aux différents intervenants qui vont se succéder tout au long de la journée. 

Des interventions variées et riches 

Quinze minutes après l’ouverture, la parole est aux intervenants du jour. Entre 30 et 45 minutes pour chacun devant une assistance attentivement accrochée aux présentations et aux diapositives qui défilent. On y voit les travaux des uns et des autres, les patients traités et on aborde les nouveautés. 

Dominique Vergnaud, ostéopathe depuis une trentaine d’années à Genève et responsable des orthèses crâniennes pour la compagnie Cranioform, revient sur l’intérêt de ces casques. Apparues il y a plus de 30 ans pour traiter les déformations crâniennes positionnelles, les orthèses fonctionnent en essayant de canaliser la croissance du crâne. Pour cela, elles appuient sur les zones à rediriger et, au contraire, elles encouragent la croissance dans les zones qui font défaut, grâce à la présence de « vide » dans le casque à ces endroits-là. L’intérêt de ces casques pour Dominique Vergnaud est « d’accompagner la croissance de l’enfant ».

Pour l’évolution sur les dix dernières années ? « La 3D et la modélisation ont permis de faciliter la prise en charge ». Les orthèses sont recommandées notamment dans des déformations importantes « surtout en cas de combinaison entre brachycéphalie et plagiocéphalie », souligne Dominique Vergnaud.

Son intervention sera suivie par celle de Benoit Chevalier, doctorant en neurosciences, kinésithérapeute et expert auprès de la Haute Autorité de Santé (HAS). Le praticien, qui exerce à Angers, revient sur les implications neuromotrices dans les déformations crâniennes positionnelles. D’abord un rappel important « à 1 heure de vie, l’ensemble des enfants ont les mêmes facteurs de risques », souligne Benoit Chevalier.

Tout au long de son intervention, il prodigue des conseils de bonnes pratiques « ne dites pas aux parents mettez l’enfant 30 minutes sur le ventre, mais plutôt, pour lui mettre ses chaussettes mettez le sur le ventre ». Une table ronde sur les recommandations de la HAS fera d’ailleurs suite à sa présentation. Durant huit heures, les conférenciers feront un tour d’horizon des nouveautés et des rappels des bonnes pratiques. Nous reviendrons encore plus en détail sur cette journée dans le numéro #49 d’Ostéomag.

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