Ménisques

Ménisques alors !

Accès LibreLa pertinence d’intervenir chirurgicalement lors de déchirures méniscales est discutée [1]. Pour autant, pour juger de cet intérêt encore faut-il comprendre le rôle du ménisque dans la nociception avant de poser l’idée d’une intervention. Une étude tout récente [2] vient de faire une analyse histologique afin de déterminer la distribution des fibres nociceptives au sein du ménisque. Alors où est le point de départ potentiel de la nociception?

L’étude précisement

Il s’agit de l’étude histologique de 22 ménisques (par paire: latéral/médial) obtenus dans un groupe de 11 patients de 28,45 ans en moyenne. Les ménisques sont divisés en 5 parties: corne antérieure, corps antérieur, corps moyen, corps postérieur et corne postérieure.

Le but était de rechercher les fibres nerveuses sensibles à la substance -P (SP+). En générale, ces fibres sont présentes dans le tiers externe des ménisques (la partie en général vascularisée).

Il en ressort que les zones les plus innervées par des fibres SP + sont les cornes antérieures et postérieures. Ces fibres sont réparties de manière équivalente dans les deux cornes. Le nombre de fibres SP + dans les cornes est supérieur au nombre de fibres SP + dans le corps du ménisque (p>0,05).

En deuxième position, il s’agit cette fois les parties antérieures et postérieures du corps du ménisque. Les fibres sont encore reparties de manière sensiblement équivalente dans les deux parties et en nombre supérieur au corps moyen (p<0,05).

Enfin, entre les deux ménisques d’un même genou, il n’a pas été trouvé que la répartition des fibres SP + soit statistiquement significative différente entre ménisque médial et latéral.

L’ensemble des données est résumé dans l’infographie ci-dessous:

En conclusion:

Il apparaît que les cornes des ménisques dans leur tiers externe sont les plus à même de fournir une information nociceptive, suivies du tiers externe des parties antérieures et postérieures du corps des ménisques et enfin, dans une certaine mesure, le tiers externe du corps moyen. Cette information peut être intéressante dans la prise de décision clinique (mise en charge lors d’exercice, conseil, et imagerie).

Sources:

[1] Roos EM, et coll, Better outcome from arthroscopic partial meniscectomy than skin incisions only? A sham-controlled randomised trial in patients aged 35–55 years with knee pain and an MRI-verified meniscal tear, BMJ Open, 2018; 8:e019461.

[2] Lin Y, et coll, Innervation of nociceptors in intact human menisci along the longitudinal axis: semi-quantitative histological evaluation and clinical implications, BMC Musculoskeletal disorders, 2019: 20: 338.

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