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Rapport INSERM sur l’ostéopathie : des indications variables, un danger potentiel et une efficacité à prouver

AbonnésPremier travail scientifique de ce type sur l’ostéopathie et réalisé par un organisme public en France, le rapport Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie de l’unité 669 de l’INSERM est objective care elle fonde son analyse sur une revue systématique de littérature de qualité. Voici ses principales conclusions ainsi que les commentaires analyses consultés par les auteurs du rapport.

A la demande de la Direction Générale de la Santé, l’unité 669 de l’INSERM a reçu pour mission d’évaluer diverses pratiques dites “non conventionnelles”, dont la chiropraxie et l’ostéopathie. A mois d’août 2012, le rapport Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’ostéopathie de l’unité 669 de l’INSERM, co-écrit par le professeur Bruno Falissard et Caroline Barry, a été rendu public. Ils ont effectué une revue de la littérature scientifique relative à l’efficacité et à l’innocuité de l’ostéopathie. Leur sélection s’est basée sur des critères rigoureux d’inclusion des essais cliniques évaluant l’ostéopathie :

– Essais contrôlés randomisés,
– Critères de jugement « cliniques »,
– Interventions réalisées par des ostéopathes,
– Au moins 25 patients par groupes,
– Articles en anglais ou en français.

Des informations complémentaires ont été recueillies auprès des différents acteurs de l’ostéopathie française (associations socio-professionnelles et syndicats professionnels, organisations scientifiques, établissements de formation, etc.). A noter cependant le faible nombre de contributeurs malgré la densité du paysage ostéopathique français ainsi que l’absence de contribution des kinésithérapeutes-ostéopathes et la quasi absence de celle des médecins ostéopathes.

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Formations hétérogènes et indications de l’ostéopathie variables

Les principales conclusions du rapport portent sur la formation, les indications et la dangerosité de l’ostéopathie. En France relève les auteurs du rapport, la formation des ostéopathes, bien qu’encadrée par des textes de loi, reste très hétérogène. Elle est à la fois variable selon les écoles mais également le cursus initial des étudiants (médecins, kinésithérapeutes, etc.). « Si l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise 4 465 heures de formation, les décrets d’application relatifs à l’enseignement de l’ostéopathie en France portent sur 2 660 heures de formation. Un niveau qui n’est pas en cohérence avec les compétences requises pour produire des recherches et permettre l’enseignement. Compétences classiquement acquises au terme d’un cursus aboutissant au minimum au niveau master » souligne Thibault Dubois, ostéopathe DO, administrateur de FOREOS et chargé de mission documentation du SFDO. De plus, les indications de l’ostéopathie sont également variables d’une école à l’autre. Certaines se limitent aux troubles touchant la colonne vertébrale et les membres ; d’autres incluent également des troubles digestifs, génitaux urinaires ou neuropsychiatriques.

Par ailleurs …

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