principes-osteo-debat

Principes ostéopathiques : relancer le débat

Édition spéciale de l’IJOM

Au-delà des aspects réglementaires variables d’un pays à l’autre, pourquoi n’existe-t-il pas une définition universelle de l’ostéopathie ? Si sa pratique devait s’appuyer sur les principes élaborés par A.T. Still, ils devraient faire consensus. Mais qu’en est-il de ces principes ? Comment ont-ils été transmis à travers le temps et comment sont-ils transposables à notre époque moderne ?

Par Marjolaine Dey, ostéopathe DO et responsable des mémoires au CEESO (Centre Européen d’Enseignement Supérieur de l’Ostéopathie)

Pour engager cette réflexion, Gary Fryer, ostéopathe DO, docteur et responsable du département d’ostéopathie à l’université Victoria de Melbourne (Australie), a publié en septembre 2011 dans l’IJOM (International Journal of Osteopathic Medicine) un appel à communications sur le thème des principes ostéopathiques. Ces principes seraient l’essence même de l’ostéopathie, faute de définition explicite et universellement acceptée. Gary Fryer affirme que l’ostéopathie n’est pas caractérisée par un ensemble de techniques manuelles, mais par l’application des « principes ostéopathiques » ou de la philosophie ostéopathique. Dans ce cas, on pourrait raisonnablement s’attendre à ce que des principes clairs aient été élaborés et approuvés afin de distinguer l’ostéopathie des autres thérapies manuelles et professions de santé. Or, ce n’est pas le cas. Ceci expliquerait en partie la situation chaotique de l’organisation de la formation des ostéopathes ainsi que la législation et la régulation de l’ostéopathie à travers le monde. Notamment en France.

Gary Fryer pose ainsi la problématique des principes ostéopathiques et invite professionnels, chercheurs et cliniciens à y répondre. Y a-t-il des principes qui reflètent avec précision la profession d’ostéopathe aujourd’hui et qui la distingue des autres professions ? Pourquoi est-ce important de définir clairement des principes sur lesquels s’appuierait la pratique ? Est-ce que leur variabilité d’un pays à l’autre et entre individus rend impossible toute tentative d’uniformisation ? Cette situation ne serait-elle pas plutôt révélatrice d’un éventuel schisme au sein de la profession ?

Les réponses à cet appel à communications ont été publiées en mars 2013 dans une édition spéciale de l’IJOM. Les articles, avis d’experts et lettres à l’éditeur retenus de manière anonyme et par un comité de lecture indépendant sont organisés autour de trois approches. D’abord, réexaminer l’aspect historique des principes et leur réactualisation. Ensuite, remettre en cause ces principes et leur nécessité. Et enfin, reconsidérer les valeurs ostéopathiques.

principes ostéopathiquesPerspectives historiques et réactualisation

Ainsi, avant de proposer une réactualisation des principes ostéopathiques, Jane Eliza Stark, ostéopathe DO (Canada), reprend l’évolution historique des principes ostéopathiques d’A.T. Still à nos jours à travers une revue de la littérature. Au vu des nombreux auteurs qui ont repris et interprété les principes, son article ne peut être exhaustif. Elle précise également que seule la littérature écrite en anglais a été consultée pour son article qui se divise en trois périodes : la période originelle, traditionnelle et moderne.

La période originelle s’étend d’A.T. Still à 1910. La majorité des contributeurs de cette période ont étudié aux États-Unis dans l’American School of Osteopathy.

[button href=”https://www.osteomag.fr/boutique/” target=”_blank” align=”center”]La suite de cet article est réservée aux abonnés. Je m’abonne en cliquant ici[/button]

Partager cet article

Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur print
Partager sur email

Ecrire un commentaire

  • Connexion

    Article aléatoire

    L'ostéopathe

    Prisme

    Facebook

    Newsletter

    Sendinblue Newsletter

    évenements

    Pas d'événement actuellement programmé.
  • Connexion

    Pas encore inscrit?