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Edito-Reza Redjem ChibaneL’état d’urgence s’installe dans notre pays. Pour nous alerter des dangers qui nous entourent. Mais il est prolongé et ce stress national a été inscrit dans notre constitution. Un premier pas vers quoi ? Comme dans un étau, nos idées sont comprimées pour nous faire accepter, face au danger, tout et son contraire. Car cet état d’urgence réduit nos libertés pour lutter contre ceux qui veulent nous les restreindre…

Aujourd’hui, notre pays fait rimer état d’urgence avec déchéance. Pourquoi la richesse de nos origines variées se fait-elle doubler par l’idée d’une infériorité de nationalité ? De quoi faire grincer les dents et sortir les crocs. Face à tout danger, l’état d’urgence est une nécessité. Mais le prolonger trop longtemps peut être dommageable à notre société. Il existe des signaux de détresse. Entendons les poindre dans nos villes et nos campagnes.

Et pendant ce temps dans L’ostéopathe magazine, on vous parle… d’occlusion dentaire. Hors sujet total par rapport à cette actualité ! Et pourtant non. Car sans vouloir abuser de ce cher concept de globalité, tout est lié !

Tout ce stress inconscient d’une société crispée se retrouve dans nos corps et ceux des patients qui viennent vous consulter. Plus particulièrement, dans nos mâchoires serrées à longueur de journée et encore plus à la nuit tombée. Ces articulations contrariées oppriment nos dents. Ces bouts d’os ont plus à dire qu’on l’imagine. Quand elles sont écrasées les unes contre les autres, opprimées et hypervexées, elles se manifestent auprès de notre cerveau qui répercute sur tout notre corps cette frustration accumulée. L’état d’urgence s’inscrit alors dans nos corps. S’il n’est pas remis en question, les restrictions de mobilité seront plus nombreuses et notre santé sera compromise.

Et si notre corps était notre société. Sortons de l’urgence permanente, écoutons ses signaux de détresse anti-stress et n’ayons pas peur de desserrer les dents. De jolis mots se sentiront libres d’en sortir. Et si l’ostéopathe était le mégaphone d’une liberté à retrouver…

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