L’épidémie de Coronavirus et le confinement généralisé amènent chacun d’entre nous à adapter nos modes de travail. Nos équipes s’adaptent et télé-travaillent, mais restent disponibles pour vous répondre. Et pour contenir la propagation de l’épidémie (tous les gestes comptent), nous avons également décidé d’arrêter temporairement les envois postaux de magazine papier.

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Revue de presse : Posturologie

Accès libreLa posture ne trahit pas les émotions : c’est triste à voir !

 Il semble exister un lien intuitif entre la posture et les émotions. Certains responsables de ressources humaines utilisent des règles simples pour interpréter les gestes et postures des candidats en entretien. Quoi qu’il en soit, peu de recherches ont été menées afin de mettre en évidence ce lien. Pourtant, les émotions entrainent des réactions en chaine : système neurologique sympathique et parasympathique, endocrinien, amygdalien, etc.

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”35%” height=”35%” align=”right” size=”1″ quote=”Certains responsables de ressources humaines utilisent des règles simples pour interpréter les gestes et postures des candidats en entretien” parallax=”on” direction=”right”]

Les études réalisées jusqu’à présent portent sur quatre émotions principales : l’amour, le bonheur, la colère et la tristesse. Dans toutes ces études, les femmes obtenaient des scores plus élevés que les hommes dans l’expression de leurs émotions, sauf la colère où les sujets masculins étaient plus expressifs.

 Emotions : des réactions en chaîne

Les auteurs de ce texte se sont lancés dans une étude photographique pour tenter de lier l’émotion de tristesse à la posture. Ils ont choisi de ne sélectionner que des femmes pour cette première étude. 28 femmes ont donc été sélectionnées, âgées de 20 à 29 ans. Les auteurs ne précisent pas le mode de recrutement. Elles ont chacune été photographiées, afin de mesurer la protraction des épaules. Chacune des femmes a ensuite décrit son état actuel de tristesse, ainsi que l’état habituel de tristesse sur une échelle visuelle analogue graduée de 0 à 10. Les deux données ont été comparées grâce à une technique de régression linéaire, avec un niveau significatif fixé à p < 0,05. Les résultats montrent que la protrusion des épaules est corrélée avec le sentiment de tristesse dit habituel. Il n’y avait pas de résultat significatif entre la posture et la tristesse ressentie au moment de la photographie. Ces résultats sont en accord avec la littérature actuelle, qui tend à montrer que les émotions pourraient être en lien avec le recrutement musculaire et la posture

Positionnement des épaules des sujets par rapport aux valeurs de la tristesse en EVA

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La tristesse mise en avant

 Les auteurs concluent que l’état de tristesse ressenti par le patient de manière habituelle, c’est-à-dire dans son tempérament, aurait un effet sur la protraction des épaules et ainsi sur la posture de l’individu. Les principales critiques sont liées à la méthodologie utilisée pour prendre les photos : ce ne sont pas uniquement les épaules qui sont prises en compte mais la cage thoracique et particulièrement la cyphose : les sujets cyphosés donneront l’illusion d’une protraction plus importante. Les auteurs se défendent en argumentant que certains articles montrent chez les sujets dépressifs une plus grande prévalence de cyphose thoracique, associée à la tristesse. Les auteurs encouragent les étudiants et les chercheurs en thérapie manuelle à continuer les recherches par rapport à d’autres émotions et sur des groupes plus importants. Ce protocole de recherche nécessite peu de moyens : un avantage indéniable dans le milieu de la recherche ostéopathique, largement bénévole. Référence : Pimentel do Rosario JL, Bezerra Diogenes MS, Mattei R, Leite JR. Can sadness alter posture ? J Bodyw Mov Ther 2013;17:328- 331

Déchirure de la coiffe des rotateurs : des protocoles de test oui, mais des interprétations spécifiques

La lésion de la coiffe des rotateurs est la pathologie de l’épaule la plus courante mais son tableau clinique peut être très varié. Un article du Journal of orthopaedic science propose une synthèse des publications les plus récentes afin de déterminer la prise en charge la plus efficace. L’auteur souligne qu’au moins 20 % de la population adulte américaine aurait une déchirure de la coiffe. Cette prévalence passerait à 25 % pour les plus de 50 ans. Cependant, un tiers des déchirures seulement causerait une douleur manifeste. La principale cause de la douleur étant l’inflammation, le traitement le plus approprié serait les anti-inflammatoires et les analgésiques. Ils calment la douleur et diminuent le motif de consultation. La thérapie physique et manuelle serait également recommandée et efficace pour 73 à 80 % des patients. Les auteurs se sont penchés sur la recherche de critères qui détermineraient l’efficacité de la prise en charge.

Mise à jour sur les déchirures de la coiffe des rotateurs

Le docteur Itoi a mené une étude clinique publiée en 2013 afin de déterminer les caractéristiques orthopédiques des différents types de déchirure de coiffe. Suite à une étude IRM et clinique, les chercheurs ont déterminé une liste de paramètres qui pourraient aider le clinicien dans sa prise de décision.Sans titre Un traitement alliant analgésiques et thérapie physique peut être envisagé avec 92 % de probabilité d’amélioration pour les patients aux caractéristiques suivantes : pas de conflit sous-acromial, mouvement actif de rotation externe > 35°, intégrité du tendon du supra-épineux et présence d’une atrophie du supraépineux sur l’IRM. En revanche, le taux de réussite concernant les patients ne présentant aucune de ces caractéristiques n’est que de 5 %. D’autres études viendront confirmer ou infirmer ces nouvelles hypothèses défendues par l’auteur. Evidemment, l’examen clinique reste essentiel pour orienter au mieux le patient.
Le docteur Itoi et son équipe décrivent avec précision le protocole de tests qui débute par une observation attentive de l’épaule, notamment le positionnement de la scapula et l’éventuelle atrophie des muscles de la coiffe. L’orthopédiste recommande ensuite d’observer le mouvement actif de l’épaule, dans la qualité et la quantité de mouvement. La palpation arrive après, notamment des muscles de la coiffe et de leurs insertions. Enfin, plusieurs tests orthopédiques sont décrits afin de tester avec précision les structures impliquées. Référence : Itoi E. Rotator cuff tear : physical examination and conservative treatment. J Orthop Sci 2013;18:197-204

Tests orthopédiques de l’épaule : une validité à tester

Une étude récente, reprenant tous les articles publiés en orthopédie depuis la création des principales bases de données jusqu’à 2013, montre que seuls deux tests ont une validité clinique avec une bonne sensibilité et spécificité : le test de « l’arc douloureux » et le test de rappel automatique en rotation interne (Neer, 1990). Référence : Herman J, Luime JJ, Meuffels DE, Reijman M, Simel DL, Bierma-Zeinstra SM. Does this patient with shoulder pain have rotator cuff disease ? : The rational clinical examination systematic review. JAMA Aug 2013;310(8):837-47. Les tests orthopédiques de référence en clinique restent le test de Jobe (dit « empty can ») (Jobe FW, Moynes DR. Delineation of diagnostic criteria and a rehabilitation program for rotator cuff injuries. Am J Sports Med. 1982;10:336–339.) et le test de Kelly, dit « full can » (Kelly BT, Kadrmas WR, Speer KP. The manual muscle examination for rotator cuff strength: an electromyographic investigation. Am J Sports Med. 1996;24:581–588). Selon leurs auteurs, ces tests auraient respectivement une sensibilité et une spécificité de 70 et 75 %. Peu de littérature est consacrée à l’évaluation de ces tests de référence. Une équipe pluridisciplinaire et multiculturelle a testé étudié la différence entre ces deux tests. Les résultats de cette étude montrent que le test de Jobe entraine plus de rotation scapulaire, d’élévation et de protraction de la clavicule que le test de Kelly. Cependant, il n’y a pas de différence de sensibilité entre les deux tests par rapport à une éventuelle rupture du supra-épineux ou d’un conflit sous-acromial. Référence : Timmons MK, Lopes-Albers AD, Borgsmiller L, Zirker C, Ericksen J, Michener LA. Differences in scapular orientation, subacromial space and shoulder pain between the full can and empty can tests. Clinical Biomechanics 2013;28:395-401

Des différences anatomiques ?

Une autre équipe de chercheurs a remarqué que les tests orthopédiques n’étaient pas toujours les meilleurs indicateurs de la cause de la douleur. Chaque épaule comporte en effet des différences structurelles qui engendreraient une altération de la fonction. Ces chercheurs ont ainsi mis en évidence la relation structure-fonction. Ils ont réalisé une étude rétrospective portant sur les dossiers de 563 patients ayant subi une arthroscopie : 113 suite à une déchirure totale du supra-épineux, 50 sélectionnés aléatoirement et 50 sélectionnés de manière aléatoire dans un groupe de patients ayant une coiffe intacte.

Les différences structurelles de l’acromion

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Résultats : Le risque d’avoir une déchirure de la coiffe est augmenté en cas de : – Acromion type III, en « crochet » ; – Pente acromiale importante > 25° ; risque très élevé si > 40° ; – Angle acromial latéral diminué, risque très élevé si < 70° ; – Index acromial important ; – Patients de plus de 50 ans. Il n’y a pas de résultats significatifs par rapport à l’inclinaison acromiale et pas de différence entre les patients ayant une rupture de la coiffe et un conflit sous-acromial. Référence : Balke M, Schmidt C, Dedy N, Banerjee M, Bouillon B, Liem D. Correlation of acromial morphology with impingement syndrome and rotator cuff tears. Acta Orthop 2013;84(2):178-183

Replacer les tests dans la globalité 

Lors de la mise en place de tests orthopédiques, c’est l’ensemble  de l’examen clinique qui peut donner une orientation  au praticien et non la somme des tests effectués. Le gold standard  reste l’IRM et l’échographie pour le diagnostic. Lorsque  le praticien a accès aux radios de l’épaule de son patient, il  aurait intérêt à faire une étude approfondie des différentes  caractéristiques détectées par Balke et son équipe afin de déterminer  les risques pour le patient de présenter une pathologie  de la coiffe.  Référence : Dinnes J, Loveman E, McIntyre L, Waugh N. The effectiveness  of diagnostic tests for the assessment of shoulder pain due  to soft tissue disorders : a systematic review. Health Technol Asses  2003;7(29):iii,1-166  recherche revue de presse

Manipulations cervicales : la controverse continue

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”35%” height=”35%” align=”left” size=”1″ quote=”il n’y avait aucune procédure de diagnostic clinique fiable et qu’il était donc impossible d’estimer l’importance du risque avant manipulation” parallax=”on” direction=”left”]

Alors qu’un kinésithérapeute s’est fait condamner à la rentrée  2013, suite à une manipulation cervicale qui aurait causé une  aggravation de la dissection artérielle déjà présente chez sa  patiente, le débat est relancé sur la conduite à tenir avant une  manipulation cervicale.  Dans la revue Manual therapy, une revue de la littérature publiée  en 2008, confirmait qu’il n’y avait aucune procédure de  diagnostic clinique fiable et qu’il était donc impossible d’estimer  l’importance du risque avant manipulation. Associer  les antécédents vasculaires du patient et de sa famille avec un  examen clinique approfondi des artères cervicales et carotides  n’est pas suffisant mais reste cependant absolument nécessaire  avant toute manipulation.  Référence : Kerry R, Taylor AJ, Mitchell J, McCarthy C. Review: Cervical  arterial dysfunction and manual therapy: A critical literature review  to inform professional practice. Manual Therapy 2008;13:278-288 

Un diagnostic sous tension 

Durant l’été 2013, les mêmes auteurs publient à nouveau. Cette  fois, il s’agit d’un article expliquant que prendre la tension  artérielle serait essentiel pour une décision clinique éclairée  avant toute manipulation cervicale. Les symptômes précurseurs  d’un AVC liés à une dissection artérielle sont des cervicalgies  associées à des maux de tête, motif de consultation  fréquent en ostéopathie et dans les autres thérapies manuelles.

Sans titreLes tests à réaliser avant une manipulation cervicale sont souvent concentrés sur le risque lié à l’artère vertébrale, alors que  les dissections de l’artère carotide interne seraient 3 à 5 fois  plus fréquentes.  Les auteurs publient une série de trois cas rencontrés en  consultation de physiothérapie. A travers cette présentation  de cas, ils démontrent que, derrière des motifs de consultation  courants, peuvent se cacher des pathologies vasculaires  graves. Grâce à une anamnèse précise et la prise de tension  systématique, le praticien met en lumière des contre-indications  vasculaires importantes et peut référer ses patients vers  leur médecin généraliste ou un spécialiste. Les principales questions posées portaient sur les antécédents  médicaux liés à une hypertension, une hypercholestérolémie  et les antécédents familiaux de maladies cardio-vasculaires. La  prise de la tension, répertoriée dans le dossier du patient à  chaque visite, précise la démarche clinique de recherche de  contre-indications et le raisonnement holistique dans la prise  en charge de chaque personne.  La prise de la tension artérielle est un examen cardiovasculaire  objectif, accessible à tout thérapeute manuel. Elle devrait être  sérieusement envisagée dans la prise en charge holistique du  patient.  Référence : Taylor AJ, Kerry R. Vascular profiling: Should manual  therapists take blood pressure? Manual Therapy Aug 2013;18(4):351-  353

No way !

  Plus radical, un article du British Medical Journal paru en 2012 argumentait  sur l’arrêt de la manipulation des cervicales (thrusts) par  les thérapeutes manuels : les risques seraient trop importants par  rapport au niveau de preuve de l’efficacité des manipulations.  Rappelons que la loi française interdit aux ostéopathes de pratiquer  des manipulations cervicales sans un « diagnostic établi par  un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à  l’ostéopathie » (Article 3, Chapitre 1er, Décret n° 2007-435 du 25  mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie.  JORF n°73 du 27 mars 2007 page 5662)…  Référence : Wand BM, Heine PJ, O’Connell NE. Should we abandon  cervical spine manipulation for mechanical neck pain ? Yes. BMJ  2012;344:e3679

Les ostéopathes en première ligne face à la prochaine épidémie de grippe

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”35%” height=”35%” align=”right” size=”1″ quote=” Aujourd’hui le rôle de l’ostéopathie dans le combat contre la grippe” parallax=”on” direction=”right”]

Dans son édition de septembre 2013, le JAOA publie un article  étonnant sur le rôle de la médecine ostéopathique lors des  épidémies de grippe. Son auteur, le docteur Mueller, est connu  pour ses publications à haut niveau de preuve. Il nous présente  aujourd’hui le rôle de l’ostéopathie dans le combat contre la  grippe, … notamment porcine ! Il se base sur les chiffres de la  pandémie de grippe espagnole de 1918-1919 pour démontrer  que la prise en charge est essentielle, en complémentarité de la  vaccination, des anti-viraux et de la prophylaxie.  Lors de cette pandémie, il y aurait eu 40 millions de morts  à travers le monde. Les ostéopathes américains de l’époque  auraient tenu des journaux de bord pour répertorier le  nombre de patients soignés et guéris. Les ostéopathes DO  américains auraient alors remarqué que leurs patients avaient  plus de chance de survie que les autres. Ces éléments ont été  rapportés par un certain docteur Smith dans sa « conquête  ostéopathique de la maladie, là où la médecine a échoué »  (JAOA, 1920). Plus de 100 000 patients auraient été soignés  par 2 445 ostéopathes. Ils auraient obtenu un taux de mortalité  de 0,25 % alors que les chiffres classiques étaient de 6 %.

Des plans d’action inapplicables 

Un autre ostéopathe, M. Riley de Chicago (JAOA, 1919), aurait  publié des taux similaires. Ces données extraordinaires doivent être  interprétées dans le contexte de l’époque : la médecine conventionnelle  était encore basée sur l’empirisme, les remèdes étaient  très fréquemment toxiques et les maladies interprétées comme  des évènements divins. Evidemment, pas de groupe contrôle,  encore moins de placébo. Pas non plus de charte éthique, ni de règles par rapport à une éventuelle interprétation des résultats.  Le docteur Mueller reprend néanmoins un autre texte publié  dans le JAOA, en 2005 par le docteur Patterson ainsi que l’éditorial  du docteur d’Alonzo GE Jr (2004). Ces deux médecins  ostéopathes américains soulignent qu’aujourd’hui, aucun pays  ne serait prêt à faire face à une pandémie. Des plans d’action  ont été imaginés par les gouvernements, mais le système de  santé ne pourrait s’adapter à un trop grand nombre de malades.  Les résultats seraient alors dramatiques, car les personnes  atteintes n’auraient pas accès au meilleur niveau de soin. L’organisation  mondiale de la santé dispense régulièrement des  formations afin d’enseigner les principes d’isolement en quarantaine  et les gestes prévenant la transmission des virus.

24 heures chrono !

 Heureusement, de nombreux ostéopathes pourraient venir à  leur rescousse, blouse à manche courte sur le dos et masque de  protection sur le nez. Tout d’abord, il faudrait faire vite : pour  plus de réussite, le patient doit être soigné au cours des 24 heures  suivant les premiers symptômes. Le protocole de 1918 est  constitué de techniques de tissus mous, dirigées de manière spécifique  sur les muscles profonds de la colonne vertébrale, ainsi  que la mobilisation de celle-ci. Des techniques lymphatiques ont  été utilisées durant les épidémies de 1928 et 1936, ainsi que des  mobilisations des cervicales et des thoraciques hautes. La prise  en charge était également adaptée en fonction des symptômes  et des dysfonctions somatiques du patient.  L’article de Hruby et al. de 2007 allait encore plus loin, avec  un protocole détaillé d’une trentaine de techniques à réaliser  par les ostéopathes, notamment pour stimuler le système lymphatique.  Les différents auteurs soulignent que l’ostéopathe  pourrait enseigner ces techniques aux membres de la famille,  afin qu’ils traitent leurs malades quotidiennement.  Pourquoi autant de littérature sur le sujet de la grippe ? Tout  d’abord parce que les américains sont fans des scénarios apocalyptiques.  Le JAOA étant payant, il faut encourager les éditos  novateurs sur des sujets populaires.

L’ostéopathie efficace sur les systèmes lymphatique  et immunitaire

 Mais aussi tout simplement parce que la recherche ostéopathique  a révélé que les techniques ostéopathiques auraient un effet sur  les systèmes lymphatique et immunitaire. L’étude de référence est  celle de Noll et al. (2000) qui démontre que la prise en charge ostéopathique  quotidienne semi-standardisée de patients hospitalisés  souffrant de pneumonie est efficace : les patients ont besoin  de moins de médicaments (l’antibiothérapie semble fonctionner  plus rapidement) et restent moins longtemps à l’hôpital.  D’autres études sur le modèle animal ont montré que l’ostéopathie  avait une action lymphatique importante, Knott et al.  (2005) montrent que des techniques ostéopathiques de pompage  augmentent la circulation lymphatique des chiens. Les  nombreux travaux de Lisa Hodge démontrent avec un très  haut niveau de preuve l’effet des techniques lymphatiques sur  le système immunitaire des rats (voir également notre article  Effets des techniques de pompage lymphatique pendant un cancer paru  dans L’osteopathe magazine n°15)  Le docteur Mueller ne part pas du principe que les ostéopathes  sauveront le monde de la prochaine pandémie de grippe, mais  il utilise cette idée pour discuter des avancées de la recherche  en ostéopathie et des effets secondaires liés à l’utilisation des  antiviraux ainsi que de leur coût.  Pour approfondir cet article, retrouvez le protocole  détaillé des techniques de pompages pour stimuler le  système lymphatique en cas d’épidémie de grippe sur  www.losteopathe.fr

Références :  Smith RK: One hundred thousand cases of influenza with a death rate  of one-fortieth of that officially reported under conventional medical  treatment. J Am Osteopath Assoc 1920, 20:172-175. Reprinted in:  JAOA, 2000;100:320–323.  Riley GW: Osteopathic success in the treatment of influenza and pneumonia.  J Am Osteopath Assoc 2000, 100(No. 5):315-319. August  1919. Reprinted in JAOA  Patterson MM. The coming influenza pandemic : lessons from the past  for the future. J Am Osteopath Assoc 2005;105(11):498-500  D’Alonzo GE. Influenza epidemic or pandemic ? Time to roll up sleeves,  vaccinate patients, and hone osteopathic manipulative skills [editorial]. J  Am Osteopath Assoc 2004;104:370-371  Noll DR, Degenhardt BF, Morley TF, Blais FX, Hortos KA, Hensel  K, Johnson JC, Pasta DJ, Stoll ST. Efficacy of osteopathic manipulation  as an adjunctive treatment for hospitalized patients with pneumonia:  a randomized controlled trial. Osteopath Med Prim Care 2010;4:2

Une revue de presse scientifique internationale

Voici la liste des principales revues scientifiques consultées pour cette revue de presse :

  •   International Journal of Osteopathic Medicine
  •  Journal of Bodywork & Movement Therapies
  •  Clinical Biomechanics – Manual Therapy
  •  Journal of Manipulative & Physiological Therapeutics
  •  The Spine Journal
  •  Spine – Journal of the American Osteopathic Association.

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