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JODOTHERAPIE-OSTEOMAG26

Judo-thérapie : l’ostéopathie au pays du soleil levant

AbonnéeAu japon, il existe de nombreuses méthodes traditionnelles de traitement : seitai, shinkyu (acupuncture et moxibustion), shiatsu (massage avec pression des doigts), anma (massage), etc. L’une d’entre elles, la judo-thérapie est basée sur des manipulations et des mobilisations. Elle n’est pas sans rappeler l’ostéopathie. Quelle est son histoire et comment est-elle pratiquée aujourd’hui ?

Si la Judo-tJODOTHERAPIE-OSTEOMAG26hérapie a été officialisée au début du XXe siècle, l’histoire de la thérapie
manuelle au Japon est plus ancienne. Le premier traitement d’une blessure externe a été en 701. Il s’agissait du traitement d’une fracture osseuse et d’une blessure articulaire. Plus tard, à l’époque des samouraïs, des
chirurgiens, appelés Kinsoi, traitaient les fractures et atteintes articulaires des guerriers blessés au combat. Cet art de la thérapie manuelle est porté à son apogée lorsque le kung-fu, ramené au Japon par les demandeurs d’asile chinois au début du XVIIe siècle, s’est développé au sein du jujitsu japonais. En 1746, est publié le livre Bonesetting Treatment Book. Il est considéré comme l’ouvrage de thérapie manuelle le plus ancien au Japon.

Naissance de la judo-thérapie

Pendant la période Edo (1600-1868), le Japon s’ouvre à l’occident et de nombreux ouvrages scientifiques occidentaux sont traduits en japonais [groups_member group=”Abonné”]

La médecine occidentale enrichit la thérapie manuelle japonaise. Mais c’est avec la création du judo, par Jigoro Kano en 1882, que la judo-thérapie est élaborée. Car si le judo est aujourd’hui un sport olympique, c’était à l’origine une technique de combat. Pour prendre en charge les accidents de mobilité ostéo-articulaires dus aux entraînements, des techniques thérapeutiques sont élaborées : la judo-thérapie est née. En 1874, au cours de la période Meiji (1868-1912), une politique de santé est instaurée au Japon. La judo-thérapie n’est pas incluse dans cette politique et les thérapeutes qui la pratiquent se retrouvent en difficulté économique. Les maîtres de judo font alors appel au gouvernement pour rendre officiel leur art thérapeutique. Ils obtiennent gain de cause en 1919 et une licence de thérapeute est désormais nécessaire pour exercer la judo-thérapie. En 1936, l’assurance santé couvre les frais de traitement de la judo-thérapie afin d’apporter des soins médicaux dans les zones faiblement peuplées. En 1951, alors que le Japon est encore plongé dans sa reconstruction d’après-guerre, la régulation de la judo-thérapie continue et les ministères de l’Éducation et de la Santé et le ministère du Bien-être mettent en place des licences pour encadrer son enseignement. De nombreuses écoles sont alors créées et en 1990, la gestion des licences est transférée des gouvernements préfectoraux vers le Ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être. Suite à la crise économique de 2 000, de nombreuses personnes ont souhaité se requalifier et le nombre d’écoles a augmenté. Il était de 14 en 1998 pour passer à 70 en 2004. Le nombre d’élèves est ainsi passé de 1 050 à 6 000. Une évolution démographique qui n’est pas sans rappeler celle de l’ostéopathie en France.

Des connaissances très variées

Les connaissances et compétences techniques nécessaires au judo-thérapeute sont nombreuses : anatomie, physiologie, pathologie, hygiène et santé publique, médecine clinique générale, notions de chirurgie, chirurgie orthopédique, médecine de réadaptation, et connaissances théoriques sur la judo- thérapie. La législation actuelle prévoit plus de trois années d’études dans une école reconnue par le gouvernement pour obtenir ces compétences. Pour devenir judo-thérapeute, il faut passer un examen national qui évalue les connaissances précédemment décrites. La pratique de la judo-thérapie est encadrée par une loi spécifique et les actes sont regroupés dans une loi unique promulguée en 1970. Cette loi précise les compétences du judo-thérapeute et les conditions nécessaires pour ouvrir une clinique. Cette loi précise également les prises en charge de fractures et dislocations osseuses suite à une prescription médicale. La licence de judo-thérapeute permet de prendre en charge les atteintes des os, articulations, muscles et tissus mous par un traitement non invasif (sans opération chirurgicale) en se basant sur la médecine traditionnelle japonaise, la médecine occidentale et les techniques de judo-thérapie. Ces dernières ne sont pas clairement normalisées, car elles ont été transmises de manière orale.

Un lien entre médecine traditionnelle Japonaise et occidentale

La formation et l’approche thérapeutique de la judo-thérapie relient médecine traditionnelle japonaise et médecine occidentale moderne. Les parallèles avec l’ostéopathie sont intéressants, dans l’approche holistique et le positionnement dans un système de santé. À suivre.

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