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Dysfonction systématisée généralisée & syndrome de déficience posturale

Magazine Uniquement Discipline spécifiquement française au départ, l’association internationale de posturologie compte aujourd’hui 3 000 membres essentiellement en France, Espagne, Brésil, Russie, Hollande. Mais où placer précisément le posturologue dans le circuit thérapeutique ? Les réponses de Philippe Villeneuve, podologue, ostéopathe et posturologue.

Par Jérémie Cogan, ostéopathe, et Reza Redjem-Chibane

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Depuis quand s’intéresse-t-on à la question de la posture ? Pour Théophile Ohlmann, chercheur au laboratoire de psychologie et neurocognition du CNRS de l’université de Grenoble (UMR 5105) : « le monde extérieur est un espace subjectif et l’activité posturale sollicite une perception active permanente ». La perception directe est donc impossible. Elle se fait par le biais de modalités perceptives et « chaque individu dispose de trop de moyens de perception. Il réduit donc spontanément cette perception générée par l’ensemble de ses outils perceptifs à travers des processus vicariants » (NDLR : le terme vicariant s’emploie pour désigner un organe ou une fonction qui joue le rôle d’un autre organe ou d’une autre fonction déficients). Pour résoudre cette problématique qu’est tenir debout et ajuster sa posture en permanence, notre cerveau emprunte donc des chemins de traverse ». Ce processus vicariant fait ressortir des différences interindividuelles très marquées. Pour une même situation, chaque individu adoptera des modalités de perception différentes. Toute modélisation de ces phénomènes ne pourra donc pas intégrer la complexité de l’intégration posturale qui est un processus personnalisé.

La posturothérapie neurosensorielle : concept de base

La prise en charge en posturologie s’appuiera donc, non pas sur un modèle, mais sur des concepts. À commencer par le concept de posturothérapie neurosensorielle (PNS) qui s’intéresse essentiellement aux dysfonctions neurales explique Philippe Villeneuve : « L’objectif thérapeutique du posturologue sera de régulariser le tonus en agissant dans un premier temps sur les récepteurs sensitifs du nerf, car le nerf est le premier maillon de la chaîne. En modifiant les contraintes des plexus nerveux (tension ou relâchement), le posturologue objectivera des variations toniques pour déterminer la présence ou non d’une dysfonction neurale. Très souvent, les dysfonctions neurales ont des répercussions type hypertonies bilatérales. Il faut envisager le déséquilibre postural à travers des « chaînes neurales ». Cette analyse globale, et pas uniquement d’un capteur, caractérise la dysfonction posturale qui pourrait être nommée en ostéopathie « lésion totale ».

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