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Cyber-corps du XXIe siècle : quand le mieux devient-il l’ennemi du bien ?

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Par Stéphane Beaume,  ostéopathe DO et enseignant à l’Université d’Avignon, UFR-ip Sciences-Technlogie-Santé

 

Abonnés  Vous connaissez votre anatomie sur le bout des doigts. Grand bien vous en fasse. Mais êtes-vous prêt à accueillir dans ce futur proche de la science-fiction des patients au corps boosté par la technologie ? Le corps augmenté n’est plus un fantasme et le surhumanisme se dessine déjà. Saurez-vous vous adapter ? Quelle sera l’ostéopathie de demain ?

 

Pour trouver des réponses… posons-nous les bonnes questions ! Avec pour thème le transhumanisme, la question posée lors de la 6e édition des Assises du Corps Transformé les 9 et 10 octobre 2015 à Montpellier (34) était : Que sera l’homme de demain ? Pour y répondre, des intervenants de qualité se sont succédé à la tribune. Leurs réflexions et hypothèses ont permis de construire un dialogue avec l’auditoire et les débats autour du cybercorps ont révélé l’interdisciplinarité de ce thème. Autant de points de vue que tout ostéopathe – qui cherche à s’approprier le corps – peut confronter à sa réalité au-delà du soin. Morceaux choisis de ce séminaire.
Du corps substitué au corps augmenté

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”40%” align=”center” size=”1″ quote=”« L’homme qui vivra 1 000 ans est déjà né »” parallax=”on” direction=”left”]

 

François Vialla, professeur de droit de la santé et directeur du CEERDS à l’Université de Montpellier, et Jacques Mateu, chirurgien plasticien, sont tous deux cofondateurs de ces assises. Le premier a rappelé l’objectif de ces rencontres : vulgariser le discours technique aussi bien médical que juridique. L’interdisciplinarité doit prédominer afin d’amener une disputa
osteomag-corps-transformetion des idées entre le monde de la recherche et le monde de la vie réelle, sans chercher de certitudes, mais plutôt en formulant de belles interrogations dans le champ de l’éthique. Le second a dénoncé le risque d’emprise de la machine sur l’homme en évoquant Charly Chaplin dans Les temps modernes. Ce film culte était avant-gardiste, car il dénonçait déjà la technique qui
envahit tout, même le corps. C’est ainsi qu’est né le mot cyborg (contraction de cybernetic et organism) pour décrire le mélange entre l’homme et la machine. Avec les pacemakers, le cœur Carmat, les lames-prothèses de jambes d’Oscar Pistorius, les implants de rétine pour donner un peu de lumière aux non-voyants, etc. nous sommes potentiellement déjà des cyborgs
. Une vidéo est alors diffusée dans l’amphithéâtre. On y voit une femme commander un bras articulé grâce à sa pensée. « Toutes les avancées technologiques ont pour volonté de réparer le handicap. Mais, on peut les détourner de l’usage de base pour augmenter l’homme », commente Jacques Mateu. Avec les dérives d’une utilisation militaire que l’on peut imaginer. Pour le chirurgien, « le transhumanisme, c’est-à-dire utiliser la technologie pour améliorer ses qualités, est le devoir de l’homme. Certains rêvent d’uploader leur cerveau dans un clone ou un robot. Science-fiction ? [groups_member group=”Abonné”] Pas sûr. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) s’intéressent à ces domaines pour voir naître un jour l’homme 2.0. Qui n’a pas rêvé de devenir plus beau, plus intelligent, plus fort ? Aujourd’hui, les avancées technologiques du XXIe rendent ces fantasmes accessibles ». En effet, sous le vocable d’homme augmenté, demeure l’ambiguïté de ce que nous créons. Selon Jacques Mateu, nul doute que 1984 de George Orwell ou Le Meilleur des mondes de Aldous Huxley sont des ébauches de notre avenir, d’une certaine façon…

 

La main : l’outil qui s’oppose à la technologie

 

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”35%” align=”left” size=”1″ quote=”La biologie est-elle la version la plus aboutie du vivant ? En ostéopathie, nous avons l’opportunité de percevoir quotidiennement ce prodige qu’est le corps humain.” cite=”
David Guiraud” parallax=”off” direction=”left”]

 

La question du transhumanisme sous l’angle de la médecine dopante a ensuite été abordée par Jean-Noël Missa, médecin et philosophe. Après avoir cité H. Lee Sweeney, Jean-Noël Missa prend pour exemple la ritaline (puissant psychostimulant) pour évoquer les problèmes liés à l’usage des médicaments. Il fait un p
arallèle avec la thérapie génétique et les différents protocoles de recherche sur les humains. Il aborde ensuite le rapport Beyond therapy publié aux États-Unis en 2003 par le President’s Council on Bioethics et qui porte sur la modification et l’amélioration cognitive et morale par voie médicamenteuse. Dans ce texte, la philosophie conservatrice prédomine et il faudra attendre le Tour de France de 1998 pour que soit réellement posée la question du dopage. C’est en fait « grâce » à l’affaire Festina que les autorités sportives vont décider de mener une lutte contre le dopage avec pour objectif la protection de la santé des sportifs. L’AMA (Agence Mondiale Antidopage) sera en charge de cette mission. Elle développe une idéologie de lutte similaire à celle de la guerre contre la drogue. Mais il est difficile de lutter contre le dopage comme l’a montré le cas Lance Amstrong. Cycliste américain ayant remporté 7 fois le Tour de France, il sera déchu de ses titres pour dopage. Il utilisait de l’EPO, de la cortisone, des hormones de croissance et pratiquait des transfusions sanguines. N’ayant aucune certitude sur les autres coureurs cyclistes, les organisateurs n’ont pas décerné de maillot jaune aux seconds des éditions du Tour de France concernées. Une situation qui démontre la fragilité ou l’inefficacité de ce système. À tel point que se confrontent aujourd’hui deux philosophies sportives : ldopage-osteomaga philosophie naturaliste (ou bioconservatrice) selon laquelle « il faut respecter le donné naturel » et la philosophie libérale (ou transhumaniste) ouverte à la médecine d’augmentation. Si la philosophie naturaliste vise à favoriser l’équité sportive, minimiser les risques des produits dopants et garantir l’esprit du sport, la réglementation politique sportive reste inefficace, car les sportifs trouvent systématiquement de nouvelles stratégies. La lutte antidopage porte par ailleurs atteinte à la vie privée des sportifs avec des contrôles inopinés en pleine nuit. Ce qui conduit à la criminalisation des sportifs et la réécriture continuelle de l’histoire du sport dans le pire des cas.

 

 Le cybercorps : de l’utopie à la terreur

Natacha Vas Deyres, professeure de lettres, propose de quantifier l’impact du cybercorps dans la science-fiction au travers d’œuvres littéraires et cinématographiques. Elle évoque la différence entre la chair et le métal et cite un grand classique : Donovan’s brain (1943) de Curt Siodmark. « Puisque la science-fiction n’est pas prospective, il y a une
machines--osteomagréalité à déceler. La cybernétique constitue l’alchimie entre l’homme et la machine, ce qui amène un brouillage et une perte de contrôle. Or, la science-fiction décline ces deux facettes du cybercorps : une sorte d’utopie d’abord. Une terreur ensuite lorsque l’homme ne maîtrise plus son sort. Il se trouve une adéquation contemporaine avec une métaphorisation de la machine. La machine semble pouvoir devenir ou se mêler au vivant » explique la professeure de lettres. Elle rappelle que l’utopisme cyborgiste peut présenter plusieurs figures : Cyborg de Martin Caidin (1972) adapté au cinéma par le surhomme Steve Austin dans L’homme qui valait 3 milliards. Ou bien encore, Anakin Skywalker qui deviendra Dark Vador dans la Guerre des Étoiles. Les deux héros ont un chemin de vie similaire : tous deux subissent un gros trauma et sont maintenus en vie par une transformation cybernétique. « De même, dans les oeuvres I, Robot, Chronique des ombres par Bordage ou encore The Diamond Age par Neal Stephenson, on peut se poser la question de savoir quand commence l’homme et quand apparait la machine ? Est-ce un support biologique ou un ensemble d’organes ? Après la conquête de la nature extérieure, ce serait le corps humain ET la nature qui deviendraient la nouvelle frontière » rajoute Natacha Vas Deyres.
Si les nanotechnologies apparaissent en 1980 dans la littérature et en 1990 dans les films, elles sont aussi mises en scène dans leur capacité médicale. Le film Elysium traduit une dérive vers l’intrusion dangereuse des nanotechnologies ; ce qui rappelle les peurs d’une perte de contrôle totale du corps au profit d’une technologie omnipotente.

L’apparition du transhumanisme

Lorsque Nicolas Le Dévenec, sociologue, prend la parole c’est pour aborder la question de la perfectibilité humaine, conceptualisée par Jean-Jacques Rousseau. Selon lui, les progrès technologiques permettent l’avènement d’une société de l’amélioration. Comme nous l’avons vu précédemment, le sport et le dopage traduisent les exigences de notre société. « Le sport serait le laboratoire de l’homme augmenté. Observons par exemple Oscar Pistorius, ce héros qui court plus vite que des personnes sans handicap. La question de l’amélioration humaine est un phénomène de société ». Le sociologue révèle que 16 à 25 % des étudiants américains ont déjà consommé des smart drugs pour accroitre leurs performances scolaires et la médecine régénératrice s’impose de plus en plus pour pallier le vieillissement de la population. À la fin des années 80, le transhumanisme apparait et envisage de modifier l’espèce humaine au point d’accéder à un nouveau stade de l’évolution.

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”35%” align=”right” size=”1″ quote=”« L’innovation est une création destructrice. Ce n’est pas forcément de progrès dont il est question. Mais plutôt de mutation »
” cite=”Nicolas Bouzou” parallax=”on” direction=”right”]

 

Le but est de mettre à mort… la mort. L’homme qui vivra 1 000 ans est déjà né est une doctrine qui commence à être acceptée au regard des progrès actuels de la science. Google en est l’un des fers de lance et aux États-Unis, il existe même un parti politique des transhumanistes dirigé par Zoltan Istvan. « Il faut se concentrer sur la régulation de l’humain augmenté avec une liberté et une égalité d’accès de recours aux nouvelles technologies. Mais au-delà, quel est le projet de société ? Il ne s’agit plus de changer le monde, mais de changer l’homme pour s’adapter aux normes de la compétition contemporaine et aux valeurs centrales de performance, de croissance et de productivité » avance Nicolas Le Dévenec. Dans la continuité de ce mouvement, la bioéconomie émerge. L’ensemble des processus biologiques et corporels (gênes, tissus, cellules, organes) est au cœur d’un immense marché et l’individu devient un entrepreneur devant investir dans son capital biologique. Dans son ouvrage Better than Well, le bioéthicien Carl Elliott met en exergue l’indécence des dépenses pour pallier la calvitie (1 milliard de dollars par an aux États-Unis !) face aux besoins des personnes n’ayant pas de couverture sociale élémentaire (46 millions de personnes).
Le fait civilisationnel du XXIetranshumanism--osteomag siècle.

La convergence des NBIC (Nanotechnologies Biotechnologies Intelligence artificielle et sciences Cognitives) est le
fait civilisationnel majeur du XXIe siècle. Il faut comprendre que la sphère technico-économique favorise une société plus abstraite et plus individualisée. Nicolas Bouzou, économiste et maître de conférences, fait un rappel historique sur l’histoire de l’humanité : la création du port, la découverte de la terre ronde et le changement de paradigme. Or, «même s’il n’y a pas encore beaucoup de drones ou de machines autoconduites, la vitesse à laquelle se diffusent les NBIC est fulgurante ; mais y a avait-il beaucoup de voitures en 1900 ou beaucoup de trains au début des constructions de chemin de fer ? » souligne l’économiste. « L’innovation est une création destructrice. C’est un Nouveau Monde qui vient détruire un Ancien Monde. Aujourd’hui, nous vivons cette difficulté à supporter cette destruction de notre monde. Et la destruction de l’Ancien Monde de la santé est d’autant plus saisissante qu’elle est très rapide. Ce n’est pas forcément de progrès dont il est question. Mais plutôt de mutation » conclut Nicolas Bouzou.

 

 

 


Tempérance, Justice, Courage et Précaution : les valeurs d’un progrès bienfaiteur


[aesop_content color=”#ffffff” background=”#ea4a06″ width=”75%” height=”75%” columns=”2″ position=”none” imgrepeat=”no-repeat” floaterposition=”left” floaterdirection=”up”]L’EUROPE A TOURNE LE DOS AUX PROGRÈS SUITE AUX DEUX DERNIÈRES GUERRES MONDIALES. LE PROGRÈS EST NEUTRE. MAIS SI L’ON PREND L’EXEMPLE DU NUCLÉAIRE, IL N’EST PAS PERÇU COMME TEL, CAR IL PERMET A LA FOIS DE PRODUIRE DE L’ENERGIE ET DE CRÉER LES BOMBES LES PLUS DESTRUCTRICES.

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La France envisage plutôt négativement les avancées technologiques. À la différence de la Chine et des États-Unis notamment. La Chine pense que son retard mondial est lié à son manque de progrès scientifique. D’une certaine façon, il est vrai que les NBIC (Nanotechnologies Biotechnologies Intelligence artificielle et sciences Cognitives) vont détruire la Nation et la Famille. Mais Nicolas Bouzou, économiste et maître de conférences, rappelle les quatre valeurs nécessaires pour dépasser cette destruction : la tempérance, la justice, le courage et la précaution. La tempérance permet de rester neutre face aux tentations technologiques hostiles et de ne pas investir une trop grande partie de son PIB dans un secteur isolé du développement technologique. La Justice consiste à prendre en charge par exemple le laboratoire d’analyse qui disparaîtra lorsque nous ferons nos bilans sanguins avec nos téléphones ; il faut doter les structures qui pourraient disparaître par des compensations financières ou d’autres moyens matériels. Pour expliquer ce changement, le Courage sera une valeur cruciale. Il faudra aussi le courage de changer. Enfin, la Précaution viendra favoriser l’environnement. La Précaution porte sur la finalité alors que la prudence porte sur les moyens. Le cas des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) permet d’illustrer cette différence. La question n’est pas de dire non aux OGM, mais en quelle quantité ? À l’échelle de l’humain, on peut aussi se demander si le séquençage du génome doit servir à permettre un avortement en cas de mucoviscidose et/ou sélectionner un paramètre esthétique (la couleur des yeux bleus, la taille, etc.) de son futur enfant. Les NBIC et le transhumanisme sont donc des aspects complémentaires.

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Et l’homme dans tout ça ?


[aesop_content color=”#ffffff” background=”#ea4a06″ width=”80%” height=”80%” columns=”3″ position=”none” imgrepeat=”no-repeat” floaterposition=”left” floaterdirection=”up”] LA TECHNOLOGIE S’INSCRIT DE PLUS EN PLUS PROFONDÉMENT DANS NOTRE NATURE… JUSQU’A LA MODIFIER. JUSQU’A QUEL POINT ET COMMENT GARDER LE CONTRÔLE ?

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Le Président du Conseil Consultatif National d’Éthique, Jean-Claude Ameisen, nous dit : « Le monde vivant n’a cessé de se transformer et d’une manière plus puissante que nous ne pouvons le faire. Il y a 750 000 ans, l’homme a domestiqué le feu ce qui a transformé profondément le genre. Les contes, les récits, et les religions sont nés dans la nuit éclairée par le feu. L’écriture et la parole ont modifié la manière de vivre. D’autres progrès sont apparus. Les lunettes ont permis de voir à nouveau correctement pour des personnes en rupture sociale, le pacemaker a sauvé des vies, etc. Nous ne cessons d’introduire des inventions techniques à l’intérieur de notre corps depuis l’extérieur vers l’intérieur ; ce n’est pas la sophistication qui rend la technique différente, mais la stimulation de notre structure profonde ». Ainsi, les prothèses répondent aux commandes motrices et sont capables de renvoyer une image au système sensitif. L’augmentation ne signifie pas plus Jean-Claude Ameisen considère que l’augmentation ne réside pas dans la formule « mieux c’est plus ». En effet à partir de ses travaux sur l’apoptose, il a constaté que sans la disparition de certaines cellules, le développement embryologique peut stagner. Le simple terme augmentation ne traduit pas la même chose que transformation. « Il ne s’agit pas de répéter le mantra de la croissance, mais de chercher autrement. Nous avons acquis le moyen de nous transformer. En neurologie, les souvenirs d’une situation post-traumatique reviennent hanter le futur à tout moment alors qu’il s’agit d’événements passés. Nous pourrions souhaiter les éliminer », analyse Jean-Claude Ameisen. Quel mépris de la complexité de notre époque ! Il ne faut pas chercher à accroitre davantage nos compétences mais à faire autrement. « Si je contracte tous mes muscles, c’est la tétanie identique à une électrocution. Alors qu’une contraction isolée d’un muscle et l’inhibition d’un autre permettent un mouvement. Mais peut-on déléguer certaines fonctions à des machines ? » poursuit ce dernier. La réversibilité est la question clef Peut-on laisser des implants gérer l’inscription de nouveaux souvenirs et la perte d’anciens – sachant que le tri se fait pendant notre sommeil lorsque notre conscience semble absente ? « Déléguer le choix et le tri de nos souvenirs à une machine ouvre des possibilités ou bien construit à notre place une partie de ce que nous sommes ? La réversibilité est peut-être la question clef, comme dans les implants intracérébraux. Or la réversibilité va à l’encontre de la transformation puisque la réversibilité permet un contrôle de l’homme sur la machine. Jusqu’où le contrôle d’un être se situe dans une consommation de drogues par désir de mieux-être ? Il y a un affaiblissement de l’effet et en même temps une dépendance. Pourrait-on alors devenir esclaves de nos prothèses ?

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[/groups_member] [groups_non_member group=”Abonné”]…

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