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Céphalée ? Migraine ? Mesurez l’impact grâce au HIT

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Accès abonnés Nous avions vu le MIDAS pour les migraines mais il existe aussi le HIT et sa version courte le HIT 6 qui peut s’appliquer aux migraines et à priori aux céphalées. Qu’est ce que le HIT a de plus que le MIDAS ? Regardons ça ensemble.

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Penchons-nous sur le questionnaire

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Nous ne parlerons que du HIT-6 plus facile d’emploi dans la pratique courante que le HIT. Nous retrouvons ici des questions assez similaires au questionnaire MIDAS vu précédemment (pour la question 2,4 et 6). En revanche, la question 1 permet d’estimer l’intensité des douleurs, la question 3 permet de mesurer l’incapacité induite et la question 5 permet de mesurer les conséquences émotionnelles/psychologique des céphalées. Ce questionnaire balaye large. On considère qu’un score inférieur à 55 est témoin d’un impact léger ou modéré. Au-dessus, on considère qu’il y a un impact important à majeur.

 

Quel niveau de preuve ?

Sur une population de migraineux, la reproductibilité du questionnaire de 0,77 et son alpha’s Cronbach oscille entre 0,82 et 0,90. Sa version française est valide.

Ainsi, les questions du HIT et du HIT-6 sont corrélées avec les questions des autres questionnaires (comme le MIDAS, le HIMQ, le HDI ou le MSQ V2). Il est aussi corrélé avec les relevés journaliers d’incapacité lié à la migraine.

Enfin, il est suffisamment sensible au changement pour permettre de mesurer l’amélioration du patient.

 

Quelles limites ?

Sur les scores, il vaut mieux y voir un moyen de contrôler l’impact individuel des maux de têtes et des migraines.
Sur des groupes plus larges, il faut être plus prudent. Par exemple, entre les migraineux chroniques et occasionnels il n’y a que 2 points de différences. La différence avec les non-migraineux est de 10 points en moyenne mais les écart-types se superposent montrant une certaine difficulté à mettre en évidence ces différences même si les données sont statistiquement significatives (p>0,01).

Par comparaison, le questionnaire Midas met évidence une différence de 15 jours être non migraineux et migraineux épisodiques, et de 21 jours entre migraineux épisodiques et chroniques. Là encore, les écart-types sont très larges et se superposent (mais si nous regardons l’ensemble des questionnaires pour les céphalées et migraines c’est un mal commun).

En fait pour voir les différences il faut voir la fréquence de réponse entre le terme « jamais », « rarement », « de temps en temps », « très souvent », « tout le temps », où il existe des différences importantes entre les groupes. Les groupes non migraineux, ne cochent bien évidemment « jamais » bien plus souvent (51,6%), là où le « tout le temps » l’emporte chez les migraineux chroniques (70,3% des réponses), les migraineux épisodiques ont un profil de réponse tout de même proche des migraineux chroniques.

 

Petite mise en pratique

Admettons qu’une patiente souffrant de migraine vienne vous consulter pour ce motif. Au-delà du MIDAS qui vous donne une idée de l’impact sur la vie professionnelle et personnelle (ici un grade II), vous décidez néanmoins d’employer le HIT-6 pour y voir plus claire sur d’autres aspect. Ici, il confirme les dires du MIDAS en montrant un impact moyen sur la vie professionnelle et personnelle mais elle met en évidence à la question 5 un impact sur l’aspect émotionnelle/psychologique. De fait, il pourrait être intéressant d’employer le PHQ pour ne pas passer à coté d’un terrain de dépression qui est une comorbidité importante notamment par rapport à la chronicisation de la douleur. Le CSI pourrait être aussi intéressant. Le but est d’orienter correctement le patient vers le médecin traitant en cas de risque de chronicisation important ou de dépression (diminution des pertes de chances etc…) conformément aux recommandations et guides de bonnes pratiques.

 

Sources :

Bjomer JB, et coll, Calibration of an item pool for assessing the burden of headaches: an application of item response theory to the headache impact test, Quality of life research, 2003, 12: 913-933.

Rendas-Baum R, et coll, Validation of the headache impact test (HIT-6) in patients with chronic migraine, Health and quality of life outcomes, 2014, 12:117.

Shin HE, headache impact test-6 (HIT-6) scores for migraine patients: their relation to disability as measured from a headache diary, J clin neurol, 2008, 4(4): 158-163.

Yang M, Validation of the headache impact test (HIT-6) across episodic and chronic migraine, Cephalalgia, 31(3): 357-367.

 

 

 

 

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