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Le microbiote pour traiter la douleur viscérale ?

Un article récent a mis en avance une voie privilégiée de communication entre le système digestif et le système nerveux central par le biais du nerf vague [1] (Chez la souris, rappelons-le). Il n’y a finalement qu’une seule synapse (au glutamate) qui sépare la lumière de l’intestin du tronc cérébral.

Fort de ce constat, d’autres chercheurs se posent la question de la place que pourrait prendre l’action sur le microbiote dans le cadre de la prise en charge de la douleur viscérale [2]. Les auteurs discutent donc des bases neurophysiologiques pouvant appuyer cet axe d’étude du traitement de la douleur viscérale (Figure 1).

Cela semble légitime d’autant plus que les patients ayant souffert d’entérite infectieuse sont souvent plus à risque de développer un syndrome du côlon irritable. De fait, certaines pistes comme la greffe fécale sont de plus en plus étudiées pour le traitement de ces douleurs mais aussi d’autres pathologies comme les maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI).
Lors des journées de la section vaudoise de la FSO rapportées dans l’ostéopathe magazine n°30, le docteur Jacques Schrenzel rappelait que le microbiote est une jungle dont nous connaissons finalement peu de choses de son fonctionnement physiologique. Comme le soulignent les auteurs, ce sont plus de 1000 espèces (bactéries, virus, protozoaires, champignons) qui peuplent nos intestins.
De premières études montrent que l’équilibre fragile entre l’hôte et son microbiote est nécessaire pour rétablir une excitabilité normale des neurones intestinaux (souvent hyperexcitables lors d’un syndrome du colon irritable). L’usage de probiotiques pour agir sur cette problématique donnent des résultats intéressants dans les modèles animaux pour l’instant. Chez l’humain, quelques essais ont été menés sur de petit échantillons et montre une durée de traitement assez longue pour observer un effet (6 semaines la plupart du temps). Les mécanismes d’actions restent encore méconnus et la qualité et la quantité d’études disponibles ne permet pas pour le moment de voir émerger des recommandations sur leur usage dans la prise en charge de ces troubles.

Source :
[1] Kaelberer MM, A gut-brain neural circuit for nutrient sensory transduction, Science, 2018, 361 (6408): eaat5236.
[2] Pusceddu MM et Gareau MG, Visceral pain : gut microbiota, a new hope, Journal of biomedical science, 2018, 25:73.

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