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Un quart des médicaments hors antibiotiques impacte le microbiote

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Berlin, Allemagne – Il n’y a pas que les antibiotiques qui agissent sur le microbiote. Loin de là, puisque selon une étude publiée dans la revue Nature, des antidiabétiques, des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), des antipsychotiques et bien d’autres peuvent impacter la croissance d’au moins une bactérie contenue dans le microbiote et en changer ainsi sa composition.

Un résultat que le Dr Athanasios Typas (Berlin, Allemagne), qualifie d’« inquiétant dans la mesure où ces traitements sont souvent prescrits pour des durées particulièrement prolongées. Ils pourraient favoriser l‘émergence de bactéries résistantes, [groups_member group=”Abonné”]mais aussi de pathologies en lien avec des changements de compositions du microbiote ».

Effet indésirable ou thérapeutique ?

Les chercheurs allemands ont procédé à une analyse systématique de l’impact d’un total de 1 197 molécules (dont 156 à action antibactérienne, 88 antiviraux, antifongiques ou antiparasitaires et 835 ciblant les cellules humaines) sur 40 souches bactériennes présentes dans l’intestin telles que Clostridium, Bactéroides ou Fusobacterium. Au total, 27 % des molécules non antibactériennes et 23 % des médicaments ciblant les cellules humaines impactent au moins une souche bactérienne testée.

Le Dr Peer Bork (Heidelberg, Allemagne) explique dans un communiqué de presse avoir « été surpris par l’ampleur des résultats (https://www.eurekalert.org/pub_releases/2018-03/embl-cud031518.php). Mais il nous est encore impossible de préciser si la modification du microbiote est un effet indésirable du traitement ou si l’effet thérapeutique des molécules est lié intrinsèquement à ce changement ».

27 % des molécules non antibactériennes et 23 % des médicaments ciblant les cellules humaines impactent au moins une souche bactérienne testée.

A l’origine des variabilités inter-individuelles ?

La liste des médicaments rapportée en annexe à l’article est impressionnante. Outres les IPP et AINS, les auteurs retiennent certains anti-thrombotiques, des anti-arythmiques, des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), des supplémentations oestrogéniques, thyroïdiennes, des analgésiques, des antipsychotiques, des immuno-modulateurs et des antinéoplasiques.

Les auteurs expliquent vouloir désormais se consacrer à l’analyse des interactions médicaments-microbiote dans un environnements polybactérien physiologique afin de déterminer si la composition du microbiote pourrait influer sur la réponse au traitement. La variabilité inter-individuelle de réponse à un traitement reste en effet difficile à expliquer en se fondant seulement sur l’effet cellulaire des molécules actives.

 

Auteure : Dr Isabelle Catala

Source : – Medscape – (30 mars 2018)

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