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Observatoire CMV Médiforce des professions libérales de santé – 2016 : la fin d’un cycle ?

observatoire-des-professions-libérales_CMV-MEDIFORCE-osteomagAbonnés2015 se révèle être une année charnière pour les professionnels libéraux de santé : pour la première fois depuis la 1re édition de l’Observatoire CMV Médiforce en 2011, l’ensemble des indicateurs du climat des PLS stoppe sa baisse continue. Retrouvez la synthèse cette étude avec un zoom sur les kinés-ostéopathes.

 

 

Pour autant, les professionnels libéraux de santé jugent « pesant » le contexte socio-économique et politique actuel. Ils semblent s’adapter progressivement à la crise et aux évolutions des comportements des patients. Et face aux profondes évolutions de l’offre de santé (e-santé, télémédecine et innovations technologiques), les PLS deviennent de véritables acteurs de cette nouvelle offre.

Les kiné-ostéopathes parmi les professions ayant une vision positive

Cette édition 2016 de l’Observatoire CMV Médiforce des professions libérales de santé marque un véritable tournant. Fin d’un cycle de dépression ou simple pause, l’avenir le dira. Mais pour la première fois en cinq années d’enquête, la note moyenne que les PLS attribuent à la situation actuelle de leur profession stoppe sa chute continue pour se stabiliser à 4,9 sur 10. Si l’on détaille profession par profession, on constate que, cette année encore, les biologistes donnent la plus mauvaise note (4,2), tandis que les infirmiers (5,6), les kiné-ostéopathes (5,6 également) et les vétérinaires (5,5) s’accordent sur une vision plus positive. [groups_member group=”Abonné”] L’intention déclarée de recommander à un jeune d’exercer sa profession en libéral, qui était en baisse continue depuis la première édition de cet Observatoire, marque elle aussi le pas. Comme chaque année depuis 3 ans, ce sont les biologistes les moins enclins au prosélytisme (seuls 24% d’entre eux au total recommanderaient à un jeune l’exercice de leur profession en libéral). A l’opposé, les kiné-ostéopathes le recommanderaient à 67 %.

attitude-positive_osteomagTrop de charges et une vision négative du rôle des mutuelles

Comme chaque année, si l’on demande aux professionnels libéraux de santé d’apprécier leur niveau de préoccupation face à un certain nombre de sujets, ils placent de façon unanime au premier rang « les charges et la fiscalité qui pèsent sur votre profession » (97%), puis, au second rang, « les contraintes administratives et bureaucratiques » (94%). A l’inverse, des sujets comme « la diminution du nombre de médecins » (44%), « la désertification médicale » (38%) et « l’automédication » (12%) les préoccupent beaucoup moins. Quant aux préoccupations plus économiques telles que la baisse des revenus, la baisse des remboursements des soins ou la baisse du pouvoir d’achat, elles touchent toutes fortement 1 PLS sur 2 (48 %).

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”40%” align=”right” size=”2″ quote=”Les kiné-ostéopathes recommanderaient à 67 % à un jeune d’exercer leur métier” parallax=”on” direction=”left”]

 

 

Il est important de souligner que l’enquête du Scan a été réalisée du 18 novembre au 8 décembre 2015, en plein débat sur la future loi Santé. Alors que la question du tiers-payant n’avait pas été évoquée dans le questionnaire, certains des PLS ont spontanément cité sa généralisation et/ou le poids des mutuelles comme des facteurs négatifs pour l’évolution de leur métier dans le cadre d’une question « ouverte » ne portant a priori pas sur le sujet.

 

 

Les PLS ont une vision négative quasi unanime des mutuelles : 85% d’entre eux indiquent que « les mutuelles vont avoir un poids grandissant dans l’orientation des dépenses de santé des patients et c’est plutôt une mauvaise chose ». Depuis, la loi Santé a été promulguée (le 26 janvier 2016) et le Conseil Constitutionnel a invalidé une partie du dispositif du tiers payant généralisé…

Des PLS qui s’adaptent à la réalité socio-économique

L’édition 2015 de l’Observatoire avait souligné de fortes évolutions dans le comportement des patients, sous l’effet conjugué de la crise économique et des nouvelles possibilités offertes par internet. Ces évolutions du comportement des patients semblent avoir été plutôt bien assimilées par les PLS qui montrent aujourd’hui une capacité d’adaptation dans ce contexte. Ainsi, le sentiment d’être pénalisé par de nouvelles concurrences (Internet, low cost et concurrence étrangère) ne progresse plus cette année, alors qu’il était en constante augmentation jusque-là.

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”40%” align=”left” size=”1″ quote=”Les PLS ont une vision négative quasi unanime des mutuelles : 85% pensent qu’elles auront un poids grandissant dans l’orientation des dépenses de santé des patients” parallax=”on” direction=”left”]

Face à ces nouvelles concurrences, tous les PLS ne sont pas touchés de la même façon : les vétérinaires, les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes apparaissent nettement plus affectés.
Le constat d’un report des dépenses de santé ou de négociation des prix de la part des patients est quant à lui stable depuis 5 ans : 53 % des PLS constatent que « [leurs] patients repoussent certains soins ou traitements pour des raisons économiques », 22 % qu’ils « sont plus attentifs au coût des soins proposés et essayent de négocier », 24 % qu’ils « acceptent comme avant les soins et traitements proposés ».
Enfin, tout comme les années précédentes, la moitié des PLS interrogés (médecins-généralistes, chirurgiens-dentistes, vétérinaires et infirmiers) estime de manière dominante que leurs honoraires sont stables.

socio-economique_osteomagComment les PLS s’adaptent-ils à ces évolutions ?

Que ce soit face aux évolutions générales des comportements de leurs patients (60 % en moyenne) ou face aux possibilités des patients de s’informer sur internet (55 %), les professionnels libéraux de santé le soulignent : il leur faut s’adapter !
Dans ce contexte d’évolution de la société, les PLS aspirent à plus de « collectif » et de « collaboratif ». Interrogés dans le cadre d’une question ouverte sur les innovations technologiques qui auront une influence positive sur l’exercice de leur métier, les PLS sont nombreux à citer spontanément des possibilités d’échanges accrues entre professionnels (échanges avec des confrères, partage d’informations, des savoirs, dossier médical partagé, etc.). Comme lors des précédentes éditions de l’Observatoire, les PLS envisagent des modes d’exercice moins solitaires, soit en se regroupant, soit en devenant salariés, même si, dans les faits, la part des PLS exerçant effectivement de manière collective ou en tant que salariés ne varie pas d’une année sur l’autre…
Les PLS envisagent-ils de céder à l’appel des sirènes du déconventionnement ? Si l’opinion des PLS interrogés est plutôt favorable au déconventionnement (51 % d’entre eux en moyenne estiment que « les médecins qui décident d’exercer en secteur non conventionné ont bien raison, cela leur donne la possibilité d’exercer leur métier dans de meilleures conditions »), cela apparaît plus comme l’expression d’une réaction au contexte politique régnant au moment de l’enquête qu’une réelle aspiration personnelle susceptible de se réaliser dans les faits. En effet, les PLS concernés par la question (radiologues, biologistes, médecins généralistes et chirurgiens-dentistes), sont à 97 % conventionnés…

[aesop_quote type=”pull” background=”#ffffff” text=”#000000″ width=”45%” align=”right” size=”2″ quote=”Les PLS aspirent à plus de « collectif » et de « collaboratif »” parallax=”off” direction=”left”]

 

 

 

 

Et, quand on demande à ces professionnels s’ils « envisagent actuellement de se déconventionner », ils ne sont que 3 % à répondre « très probablement ». La réponse évasive « peut-être un jour » recueillant, elle, 48 % des suffrages et la réponse « jamais » 50 %… A souligner que sur cette idée du déconventionnement, les médecins généralistes sont les plus nombreux (33 % contre 22 % en moyenne) à dire que les médecins qui se déconventionnent « ne sont pas conscients des risques que cela représente en termes de perte de patientèle ».

Des PLS acteurs d’une nouvelle offre de santé ?

Les PLS s’adaptent aux (r)évolutions de l’offre de santé : e-santé au sens large, télémédecine, innovations technologiques se diffusent, et les PLS semblent bien vouloir participer à ce mouvement. Ainsi, on constate cette année que l’e-santé devient de façon croissante une réalité au sein des différentes professions. En effet, lorsque l’on demande aux PLS de dire si, dans leur profession en général, dans leur cabinet ou officine ensuite, la e-santé est déjà présente, ou si « c’est pour demain » ou encore si « c’est plutôt lointain », la proportion de PLS répondant « c’est déjà présent » passe de 52 à 59 % (+13 %) pour leur profession et de 30 à 43 % (+43 % !) pour leur cabinet ou officine.
Comme il y a deux ans, les PLS ont le sentiment de suivre le mouvement de leur profession, mais avec un peu de retard : on peut en effet constater un écart entre ce qu’ils estiment pour leur profession (59 % « c’est présent ») et ce qu’il pense être le cas dans leur cabinet ou officine (43 % « seulement »). Tout comme l’édition 2015 de l’Observatoire l’avait déjà souligné, ce sont les radiologues et les biologistes qui apparaissent à la pointe de ce mouvement de diffusion de l’e-santé, les kiné-ostéopathes et les vétérinaires s’en sentant, quant à eux, plus éloignés.
Plus particulièrement, la télémédecine, l’une des composantes principales de la e-santé, tend à se diffuser, tant au niveau des idées (très nombreux sont les PLS citant spontanément la télémédecine comme une innovation susceptible d’avoir un impact positif sur l’exercice de leur profession dans les années à venir), que dans les usages des PLS :
– Si aucune évolution significative n’est à relever en matière de télésurveillance, il est à noter que la pratique de la télé-expertise se diffuse, passant de 18 à 27 % en trois ans.
– Les réticences face à la téléassistance (qui a pour objet de permettre à un professionnel médical d’assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d’un acte) se lèvent, la part des PLS déclarant qu’ils ne l’utiliseront jamais baissant régulièrement sur 3 ans, et passant de 43 % à 30 % puis, cette année, à 26 %.
– C’est la téléconsultation qui rencontre les plus fortes réticences de la part des PLS : 40 % d’entre eux disent qu’ils ne l’utiliseront jamais (score le plus fort), en augmentation de 9 points par rapport à il y a trois ans.

sante-connectee_osteomagEnfin, il était important, dans le cadre de cette 5e édition, de mieux saisir l’état d’esprit des PLS face à des ruptures technologiques susceptibles d’avoir un impact sur le système de santé, la qualité des soins, les traitements ou encore sur le diagnostic… Et il apparaît que les professionnels libéraux de santé sont plutôt ouverts aux innovations technologiques en émergence. En effet, interrogés sur un florilège de 16 innovations, on remarque que pour 10 d’entre elles, plus de 75 % des PLS émettent un avis positif.

ZOOM SUR LES KINÉS-OSTÉOPATHES

Le contexte économique n’est pas flamboyant, le contexte politique perturbe, le “tout technologique“ inquiète un peu, mais les kinésithérapeutes-ostéopathes semblent moins que d’autres affectés par certaines évolutions potentiellement pénalisantes… et leur métier, grâce aux technologies de communication à distance, se fait moins solitaire, ce qui maintient leur moral à un bon niveau (relatif…) !

Une vision relativement positive de la situation de leur profession

Avec les infirmiers, les kinésithérapeutes-ostéopathes sont ceux qui donnent la meilleure note à la vision actuelle de leur profession (5,6) et ils sont les moins nombreux à lui donner les moins bonnes notes (23 % de notes 1 à 4 contre 41 % en moyenne). La note qu’ils donnent à la situation de leur profession dans les années à venir se situe en revanche dans la moyenne… même s’ils sont parmi les moins nombreux à donner les moins bonnes notes (52 % vs 65 % donnent une note de 1 à 4, juste devant les vétérinaires et au même niveau que les infirmiers). Signe de leur optimisme, ce sont également les plus nombreux à dire qu’ils recommanderaient à un jeune d’exercer leur profession en libéral (67 % vs 50 % en moyenne).

Des professionnels peu pénalisés par les évolutions du contexte “commercial“.observatoire-des-professions-libérales_CMV-MEDIFORCE---KINE-OSTEOPATHES_graph1

Ce sont les professionnels qui se disent les moins fortement touchés par les évolutions du contexte commercial (54 % répondent qu’ils ne se sentent pénalisés par “rien de tout cela“ parmi les 9 facteurs cités, contre 32 % en moyenne). Que ce soit les sites internet développés par des confrères, les produits low-cost, l’automédication, le choix du patient d’aller se faire soigner à l’étranger ou les médicaments achetés à l’étranger, ils sont toujours significativement moins nombreux que la moyenne à dire que leur activité professionnelle en est “pénalisée“.
C’est peut-être ce qui explique que, même s’ils constatent (comme la moyenne des PLS) de manière dominante le report des dépenses de santé des patients (43 %) ou encore la baisse de leurs honoraires (46 %) et jugent comme une “mauvaise chose“ le poids grandissant des mutuelles dans l’orientation des dépenses de santé des patients (89 %), cela affecte moins que d’autres leur vision (positive) de leur profession.

Mais un contexte politique qui les perturbe.observatoire-des-professions-libérales_CMV-MEDIFORCE---KINE-OSTEOPATHES_graph2

Comme les autres PLS, ils sont fortement préoccupés par “les charges et la fiscalité pesant sur [leur] profession“ (80 %) puis par “les contraintes administratives ou bureaucratiques“ (69 %). Mais surtout, à la question ouverte portant sur “les innovations (technologiques) qui vont sans doute avoir une influence négative sur votre façon d’exercer votre métier dans les années à venir“, ils sont près d’un quart (24 %) à citer spontanément… le tiers-payant généralisé et-ou les mutuelles et-ou la loi Santé… ! Seuls les chirurgiens-dentistes manifestent une réaction (qu’on pourrait qualifier d’épidermique) encore plus forte sur ce sujet.
C’est dans ce contexte qu’il faut sans doute apprécier leur opinion positive face au déconventionnement : à l’aune de l’ensemble des PLS, la moitié d’entre eux (52 % vs 51 % en moyenne) pense que les médecins qui se déconventionnent “ont bien raison, cela leur donne la possibilité d’exercer leur métier dans de meilleures conditions“.observatoire-des-professions-libérales_CMV-MEDIFORCE---KINE-OSTEOPATHES_graph3

Un métier vécu positivement grâce à la facilitation des échanges.

Leurs réponses spontanées à la question ouverte sur “les innovations (technologiques) susceptibles d’avoir une influence positive sur la façon d‘exercer [leur] métier dans les années à venir“ montrent combien tout ce qui a trait à des technologies de communication à distance facilitant les échanges entre professionnels est valorisé : ils sont 22 % à citer spontanément tout ce qui a trait aux échanges facilités entre professionnels, dont le dossier médical partagé.
Comme les autres PLS, un mode d’exercice “non solitaire“ de leur profession séduit les kinésithérapeutes-ostéopathes : 49 % de l’échantillon interviewé exerce déjà en regroupement et ils sont au total 62 % à dire que c’est ce mode d’exercice qu’ils souhaiteraient pour le futur (ils n’étaient “que“ 53 % il y a deux ans).

Un certain refus d’une évolution possible vers le “tout technique“.

observatoire-des-professions-libérales_CMV-MEDIFORCE---KINE-OSTEOPATHES_graph4Cette vision positive des technologies de communication à distance va néanmoins de pair avec une certaine méfiance face à des évolutions “technologiques“ : ainsi, 31 % d’entre eux citent spontanément, en réponse à la question sur “les innovations (technologiques) susceptibles d’avoir une influence négative sur la façon d’exercer [leur] métier dans les années à venir“, soit Internet et ses forums d’informations, soit la “perte de l’aspect manuel“ de la thérapie…
Ce goût pour le contact et l’échange direct avec les patients est peut-être ce qui explique que ce sont, de tous les PLS interrogés, les moins utilisateurs d’au moins une des modalités de télémédecine (11 % vs 34 % en moyenne).
Par ailleurs – mais il faut se souvenir que nous insistions il y a deux ans sur le fait que, pour 20 % des kinésithérapeutes-ostéopathes interviewés dans le cadre du Scan le mot e-santé n’évoquait… rien – ce sont les PLS les moins nombreux, avec les vétérinaires, à dire que la e-santé est déjà présente, dans leur profession en général (38 % vs 59 %) et également dans leur cabinet (31 % vs 43 % en moyenne). 36 % estiment même que, dans leur cabinet, “c’est plutôt lointain“ (vs 21 % en moyenne).

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✎ Source : Observatoire CMV Médiforce des professions libérales de santé 2016

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Réagissez : Ostéopathes, avez-vous noté un changement dans l’évolution du comportement des patients ? Report des soins, négociation des honoraires, etc. Quelle est votre vision de la situation actuelle quant à l’évolution de votre profession ?

[/groups_member] [groups_non_member group=”Abonné”]

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